SUMMER 09'

SUMMER 09'



July & August.


Se foutre sur les rochers à côté du cimetière & mettre " Superstition " de Stevie Wonder à fond. Ecouter ce Rock qu'on aime tant. Mélanger John Mayer avec The Kooks & Les Jonas Brothers. Mettre " Lili " de Aaron & chanter par-dessus. Ecouter " Don't Charge Me For The Crime " en boucle parce que c'est la seule que Delphine aime bien. Se faire claquer les bretelles du soutif. Se titiller l'anus avec des bébés blés. Rencontrer " Patrick " à côté du cimetière. Ne plus le retrouver. Prendre des tonnes de photos de merde. Rencontrer de nouveaux gens. Squatter au lavoir. Crier jusqu'à 2 heures du matin sur la promenade. Se faire engueuler par des gens parce qu'on fait trop de bruit. Danser sur un arbre. Dire des choses bizarres. Remonter la " Rue Longue " 20 fois par jour. Taper à la porte de Marine, en vain. Ne plus s'arrêter de rire en voyant le pyjama " tue-l'amour ". Essayer toutes les fringues qu'on trouve. Se balader pieds-nu dans la rue. Faire de la gymnastique à minuit, en plein milieu de la route. Être incapables de ne pas rire toutes les deux phrases tellement on dit de conneries. Sortir une connerie toutes les deux phrases. Se prendre la tête : sortira, sortira pas ? Monter au cabanon à pied en mettant environ le triple du temps nécessaire, arriver en courant et en hurlant & être regardées comme des folles. Redescendre à pied la nuit sur la route accrochées les unes aux autres parce qu'on a peur. Aller au jardin d'enfants et croire qu'il y a des bêtes dans les arbres qui veulent nous manger. Boire beaucoup trop sous le regard réprobateur de Marionn qui veut pas danser. S'asseoir par terre au milieu de la rue pour parler de lingerie féminine. Râler sur la musique de merde qu'on passe toujours aux festins de village. Descendre au vallon pendant l'orage, se baigner sous la pluie, dans une eau gelée & remonter quand il fait beau. Expérimenter les téléphones aquariums. Ne pas s'arrêter de faire des tombages & avoir les jambes carquées. Prendre des photos bizarres avec la cam qui a une image de merde. Donner des cours de danses sur une table. Se faire prendre en photo en se cassant la gueule. S'embrasser. Courir partout.

[ Texte by Mia ]




SUMMER 09'
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# Posté le jeudi 13 août 2009 13:36

Modifié le samedi 22 août 2009 04:52

Hell

Hell



Chapitre I


Je suis une pétasse. De celles que vous ne pouvez supporter ; de la pire espèce, une pétasse du XXIe siècle, mieux habillée que la maîtresse de votre patron. Si vous êtes serveur dans un endroit « branché » ou vendeur dans une boutique de luxe, vous me souhaitez sans doute la mort, à moi, et à mes pareilles. Mais on ne tue pas la poule aux oeufs d'or. Aussi mon engeance insolente perdure et prolifère-t-elle ...
Je suis le symbole éclatant de la persistance du shéma marxiste, l'incarnation des Privilèges, l'effluve capiteux du Capitalisme.
En digne héritière de générations de femmes du monde, je passe plus de temps à me laquer les ongles, à me dorer la pilule au Comptoir du soleil, à rester le cul sur un fauteuil et la tête dans les mains d'Alexandre Zouari, à lécher les vitrines de la rue du Faubourg-Honoré, que vous à travailler pour subvenir à vos petits besoins.
Je suis un pur produit de la Think Pink generation, mon credo : sois belle et consomme.
Embrigadée dans le tourbillon polycéphale des tentations ostentatoires, je suis la muse du Dieu Paraître sur l'autel de qui j'immole gaiement chaque mois l'équivalent de votre salaire.
Je suis française et parisienne et je n'en ai que faire, je n'appartiens qu'à une seule communauté, la très cosmopolite et très controversée Gucci Prada tribe ; le monogramme est mon emblême.
Je suis un peu caricaturale. Avouez que vous me prenez pour une sacrée conne en total look Gucci, sourire bleeching et cils papillonants.

[ ... ]
Eh oui, Paris Ouest, nous sommes tous beaux, nous sommes tous riches.
Riches, vous y croyez sans peine, vu le prix du mètre carré, si nous n'étions pas riches, nous n'habiterions pas là. Beaux, je vous sens dubitatifs. Réfléchissez un peu. Dans un monde où la promotion sociale par le cul fait rage depuis des générations, les familles laides ont été épurées à coup de mésalliances qui, unissant un gros plein de soupe et de millions à une arriviste bien foutue, ont abouti en général à la progéniture parfaite, puisque dotée du physique de maman et du compte en banque de papa.

[ ... ]
A deux cents à l'heure dans les rues de Paris où il ne fait pas bon de traîner quand nous sommes au volant, nous mêlons l'alcool à la beu, la beu à la coke, la coke aux ecstas, les mecs baisent des putes sans capotes et jouissent ensuite dans les copines de leurs petites soeurs, qui se font de toute manière partouzer du soir au matin. Nous sommes en plein délire, emportés dans une course effrénée de gaspillage gargantuesque, de luxe luxurieux. On prend du Prozac comme vous prenez du Doliprane, on a envie de se suicider à chaque relevé bancaire, parce que c'est vraiment honteux quand on pense qu'ailleurs, il y a des enfants qui crèvent de faim, alors qu'on s'empiffre et qu'on s'en met plein de pif.
Avec hargne, vous jetez l'opprobre sur notre conduite. Vous voulez nous donner mauvaise conscience de dépenser un fric que vous ne posséderez jamais. C'est raté.

[ ... ]
Enfin, pour l'heure, ça va pour moi. Ma seule préoccupation, c'est la tenue que je vais porter aujourd'hui. J'ai donc trois quarts d'heure pour m'habiller, et ce n'est pas une sinécure. J'inventorie le contenu de mon dressing et de mes deux armoires. L'abondance n'est pas un cadeau, vous pouvez me croire, le problème étant la multiplicité des choix. Toutes ces fringues et rien à me mettre. Je reste plantée au milieu de ma chambre en string, clope au bec et pleurant presque d'impuissance, ça m'ÉNERVE.


Chapitre II

Un soir de beuverie au Queen, je finissais languissamment ma 17e vodka en me demandant pourquoi j'étais là, encore là, toujours là, quand soudain, au milieu des déchets, j'aperçus l'Embellie. L'embellie de cinq heures du matin.
Eh oui, pour la première et la dernière fois, je me suis laissée prendre à ce truc vieux comme le monde, et je porte en moi la douleur séculaire de la Vertu Trahie, que nous autres femmes subissons depuis des siècles, à cause de ces monstres avides de coïts sans lendemain.

[ ... ]
Le temps n'existe plus chez lui, à six heures du matin, le sablier renversé sur la tranche est inerte, immobilisé par la voix des poètes, la chanson d'un autre âge, la coke intemporelle et, sur le canapé, la fille aura toujours vingt ans.
Il fait partie de ces hommes foutus, accros aux paradis artificiels et au péché véniel, amoureux de toutes celles qu'ils n'ont pas encore eues, et qui finiront seuls.
Tout ce temps, tous ces visages, tous ces cris de jouissance, ces étreintes sans âme au petit matin, quand la nuit n'est plus, le jour n'est pas encore, ton orgasme prend fin, et tes yeux se déssillent, ta chambre n'est qu'un bordel, Baudelaire est mort et, dans tes bras, il n'y a qu'une putain ...


Chapitre VI

Désillusionnée avant l'âge, je dégueule sur la facticité des sentiments.
Ce qu'on nomme l'amour n'est que l'alibi rassurant de l'union d'un pervers et d'une pute, que le voile rose qui couvre la face effrayante de l'inéluctable Solitude.
Je me suis carapaçonnée de cynisme, mon coeur est châtré, je fuis l'affreuse Dépendance, la moquerie du Leurre universel ; Eros planque une faux dans son carquois.
L'amour, c'est tout ce qu'on a trouvé pour aliéner la déprime post-coïtum, pour justifier la fornication, pour consolider l'orgasme. C'est la quintessence du Beau, du Bien, du Vrai, qui refaçonne votre sale gueule, qui sublime votre existence mesquine.
Eh bien moi, je refuse.
Je pratique et je prône l'hédonisme mondain, il m'épargne. Il m'épargne les euphories grotesques du premier baiser, du premier coup de fil, écouter douze fois un simple message, prendre un café, un verre : les souvenirs d'enfance, les amis communs, les vacances sur la Côte, puis un dîner : les auteurs préférés, le mal de vivre, pourquoi sortir tous les soirs, la première nuit, suivie de beaucoup d'autres, ne plus rien avoir à se dire, baiser pour combler les blancs, ne même plus avoir envie de baiser, se détacher, rester ensemble quand même, s'engueuler, se réconcilier tout en sachant que c'est mort au fond, aller baiser aillleurs, et puis plus rien.
Souffrir ...




# Posté le samedi 28 mars 2009 06:54

Modifié le dimanche 31 mai 2009 04:47

PARCE QUE LES RÊVES NOUS FONT VIVRE ...

PARCE QUE LES RÊVES NOUS FONT VIVRE ...





En ce jour, j'ai décidé de prendre ma plume pour vous raconter ma vie.

Il y a maintenant 15 ans, je naquis sous le nom de Delphine, un certain Dimanche 28 Aout 1994, jour de pluie. Tout au long de mon enfance, j'imaginais la tête que pourrait bien avoir mon Prince Charmant ; qu'il viendrait me trouver pour me sortir de ma vie trop monotone, et qu'il m'emmenerait loin, très loin ...

Aujourd'hui, je n'imagine plus rien. J'ai compris depuis longtemps que le Prince Charmant n'existait que dans les contes de fées, et je m'en suis fait une raison. Alors, je prends ce qui vient. Comme qui dirait certaines personnes, il faut savoir rencontrer beaucoup de crapauds avant de trouver le vrai Prince ...

Aujourd'hui, jour de pluie, je vous ai raconté une partie de ma vie, en passant les mauvais détails. Je continue d'espérer, mais sans grande conviction ...


" Save me "




# Posté le samedi 17 mai 2008 07:18

Modifié le mercredi 16 septembre 2009 13:58